Vendredi 4 avril 2008
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L'inauguration de l'Espace Info energie avait lieu mardi 1er avril (et ce n'était pas un poisson :-)
et nous avons droit à notre article dans l'Union datée du 04/04/2008 :-)
L'article est visible à cette adresse :
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120083/
Et comme je ne sais pas combien de temps il sera visible, en voici donc un copié-collé.
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Énergie : la filière bois n'est plus la seule
En Thiérache, le paysage énergétique se transforme progressivement. Lancée il y a dix ans, la filière bois n’est plus la seule. D’autres sources d’énergies apparaissent, commele solaire et la
biomasse.
Photo : Jean-Baptiste Wojciechowski, devant la vitrine de l'Aaat. Il peut répondre à toutes les questions : techniques, financières et fiscales.
Dans le cadre de la semaine du développement durable, il est bon de faire le point sur la situation de l'énergie en Thiérache. Il y a une dizaine d'années, sur le modèle des régions de montagnes
en Europe, la Thiérache se trouvait un nouveau créneau : exploiter le bois des haies pour en faire de l'énergie, pour chauffer exploitations agricoles et sièges de PME. Dix ans après, le bilan
est plus qu'encourageant. Peu à peu, le paysage énergétique se transforme, le mode d'exploitation des agriculteurs également. Mais ce n'est pas terminé. D'autres sources d'énergies apparaissent :
le solaire par exemple -même en Thiérache !- et la biomasse. L'ouverture d'un espace information énergie à La Capelle devrait aider chacun à y voir plus clair.
« En Thiérache, le solaire est aussi valable qu'à Nice ! »
Jean-Baptiste Wojciechowski tient une permanence à l'espace info énergie, du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures. La permanence se tient en fait au magasin «
Saveurs et terroirs » de l'atelier agriculture Avesnois Thiérache (Aaat), en face de la mairie de La Capelle.
« Avec l'ouverture de ce nouvel espace info énergie, il s'agit du 6e espace dans l'Aisne et du 10e en Picardie », explique Assal Ackli, coordinateur au niveau des collectivités locales à
l'Ademe, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, qui gère ces espaces.
« Il s'agit de donner des conseils neutres, sur les plans technique, financier et fiscal, aux particuliers, de leur expliquer l'isolation, les économies d'énergie, les énergies renouvelables,
la géothermie, le recours au bois énergie.
Il faut savoir faire un mixte entre ces formes d'énergies », continue Jean-Baptiste Wojciechowski, qui est prêt à répondre -gratuitement- à toutes les questions possibles. Il est un domaine
où ce dernier s'attend à beaucoup de questions, c'est celui de l'énergie solaire. Et de souligner : « En Thiérache, le solaire est aussi valable qu'à Nice ».
Toujours selon lui, dans les Ardennes voisines, il existe deux installations agricoles en bio-gaz, ou biomasse. Des installations qui permettent la co-génération, c'est-à-dire la production de
chaleur et d'électricité. Pourquoi pas donc en Thiérache ?
Financés par l'Ademe, le conseil régional et les conseils généraux, ces lieux d'accueil s'intègrent pleinement dans les politiques territoriales. L'activité des espaces info énergie s'articule
autour de deux missions phares : l'information et le conseil personnalisé, donc, et la sensibilisation du grand public. A ce propos, une conférence est organisée ce vendredi à 10 h 30 à la mairie
de La Capelle.
M.M.
* Tél. 03.23.97.17.16.
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Vers la biomasse à l'Ile verte
L'alimentation de l'Ile verte en biomasse : le projet est toujours d'actualité. Toutefois, en raison du prochain renouvellement de contrat et du fait qu'il s'agit d'une forme d'énergie nouvelle,
les choses ont pris du retard. Rappelons que la biomasse est une énergie produite par la décomposition des matières organiques, en l'occurrence en gaz.
« Le complexe l'île verte est à ce jour alimenté au gaz. De ce fait, nous sommes preneurs de toutes formes d'énergies, moins chères que le gaz. Nous gérons en effet des deniers publics, et
nous devons les gérer au mieux. Notre but est par exemple de faire baisser la subvention d'équilibre, qui comble le déficit. Nous sommes donc dans une démarche globale, financière et technique,
soumise à un renouvellement des marchés », explique Jean-François Marlot, qui gère le dossier à la communauté de communes des Trois-Rivières, et qui insiste sur la notion de «
développement durable ».
En clair, l'agriculteur concerné par la fourniture de l'énergie biomasse (cela ne concernera qu'une partie de l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'Ile verte), Jean-François Thomas, est
toujours dans la course. En raison de la complexité du processus, il est donc normal qu'il prenne son temps. Cependant, à terme, d'autres sources d'énergies pourraient être aussi retenues, comme
le solaire.
Le Sémaphore au bois énergie : autre projet, nettement plus avancé de toute évidence, à Buire-Hirson, le Sémaphore double actuellement sa surface. Dès septembre, les travaux seront terminés. Les
nouvelles entreprises s'installeront dans la foulée. Les deux nouveaux bâtiments seront chauffés au bois, sur le principe des plaquettes. Un chantier mené également par les Trois-Rivières.
Le projet Eurowood à Saint-Michel : la transformation du dépôt militaire de la forêt de Saint-Michel en un centre des bois façonnés devrait très bientôt entrer dans sa phase de concrétisation.
Cela s'inscrit dans le cadre du projet global Eurowood, financé par l'Europe. Un projet mené par le centre du bois de Thiérache, basé à Trélon.
M.M.
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Les particuliers cible pour la filière bois / énergie
Cela fait 10 ans que la filière bois/énergie fait partie du paysage thiérachien. « Il a fallu beaucoup de motivation, une certaine unité du groupe », explique Benoît Leurquin, président
de l'atelier agriculture Avesnois/Thiérache (Aaat), de La Capelle, la structure qui fédérait les pionniers, « Au départ, il y avait une dizaine d'agriculteurs ». Un atelier qui a dû
faire face à un certain scepticisme général.
A ce jour, le bilan est le suivant : « 42 chaudières installées et une dizaine de projets ». Mais surtout, grâce à un partenariat efficace avec l'Ademe (agence de l'environnement et de
la maîtrise de l'énergie), la filière bois/énergie apparaît comme « un moyen de diversification ». D'autant que les ressources sont considérables, « et puis, on n'a pas touché à la
forêt ».
Progressivement, comme l'indique également Benoît Leurquin, « Nous avons été reconnus par les consommateurs, les agriculteurs, les partenaires financiers ». Ces derniers sont ainsi le
conseil régional, le conseil général, et surtout l'Ademe.
A ce jour, donc, les chaudières alimentées par le bois des haies sont installées dans des exploitations agricoles, des sièges de bureaux d'entreprises ou de collectivités locales. Et c'est
désormais à ces dernières de montrer l'exemple (comme le Sémaphore à Buire, voir ci-contre). Ou encore un autre projet à Boué.
« La filière bois est réelle, elle a besoin d'être mise en réseau », reconnaît de son côté Jean-Jacques Thomas, premier vice-président du conseil général. Le défi désormais, ce sont les
plates-formes de distribution de plaquettes. Sur l'ensemble du territoire, ces plates-formes se mettent progressivement en place.
Et l'élu départemental de souligner que le conseil général vient de voter la mise en place d'un schéma directeur du bois/énergie. Parallèlement, les communautés de communes sont incitées à
prendre la compétence énergie.
En somme, les collectivités locales doivent désormais montrer l'exemple. La prochaine étape étant l'équipement des particuliers, au niveau d'une propriété par exemple.
M.M.
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